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Nos secrétaires de la conférence à la rentrée de Bruxelles

Association des secrétaires et anciens secrétaires de la conférence (logo et film)

Fraîchement désignés Secrétaires de la Conférence du Barreau des Hauts-de-Seine pour l'année 2016, nous voici partis pour notre première rentrée à Bruxelles. Étalé sur trois jours, cet événement nous a donné plus qu'un bel aperçu de ce qui s'annonce comme une année riche en surprises.

Dès notre arrivée le jeudi 14 janvier, nous participons au Concours international de plaidoirie de Bruxelles durant lequel dix Secrétaires doivent prononcer un discours comprenant dix mots fixés à l'avance par les organisateurs, chaque Secrétaire disposant de sa propre liste. Je m'y colle et dois placer les mots suivants : clitoridien, marabout, ventriloque, châssis à molette (what ?), consanguin, compas, tumulaire, cumulus, bec benzène et œcuménique.

Un jeu d'enfant ! Le sujet du Concours étant « ceci n'est pas un discours », je pense immédiatement à ces cérémonies de remise de prix où les vainqueurs nous précisent qu'ils n'ont pas préparé de discours car « je ne m'y attendais vraiment pas, mais j'ai quand même préparé un petit quelque chose » avant de sortir une liste de remerciements interminable.

Ma participation me vaut la troisième place ! Une bouteille de champagne ainsi qu'une BD en poche (on est en Belgique, je rappelle), nous allons trinquer entre Secrétaires avant d'aller dîner dans un restaurant karaoké. Nous avons tout donné : Starmania, Eddy Mitchell (Nicolas l'imite très bien d'ailleurs, je dis ça comme ça...), Adele, Michel Delpech, etc. De duos en trios, les liens se tissent.
Les plus téméraires iront ensuite en boîte. Les Hauts-de-Seine ont été bien représentés, ne vous inquiétez pas.

Vendredi 15 janvier. C'est la journée officielle de la rentrée. Rendez-vous au Palais de justice pour un déjeuner convivial entre confrères. Un hommage est rendu aux avocats morts des deux guerres avant d'assister à la séance solennelle de rentrée durant laquelle diverses personnalités de la Conférence du jeune Barreau de Bruxelles prononcent des discours emplis tant d'érudition que d'humour. Lors de cette journée, les rencontres se multiplient, les invitations aux prochaines rentrées sont actées et des amitiés se créent.

Pour célébrer cette grande Rentrée solennelle, un grand gala réunit à peu près 1200 personnes comprenant les avocats du barreau de Bruxelles ainsi que ses invités. On dîne, on danse, on fait la fête jusqu'au bout de la nuit. En bref, encore une très bonne soirée.

Après un repos bien mérité le samedi matin, nous partons entre Secrétaires pour une visite insolite de Bruxelles. En vérité, nous allons visiter ce que les belges surnomment « la Tour Eiffel belge », à savoir l'Atomium. On ne va pas se mentir, la Tour Eiffel reste unique, mais cette sortie demeure très agréable.

Samedi soir, c'est déjà presque la fin et un dîner d'adieu est organisé au Palais. C'est l'occasion d'adresser nos chaleureuses salutations à Monsieur le Bâtonnier du Barreau de Bruxelles, Stéphane Boonen. Par ailleurs, la coutume veut que chaque barreau offre un cadeau à l'hôte tout en lui adressant un discours de remerciements. C'est ainsi que nous avons offert une belle bouteille de Cognac à Pierre-Yves Thoumsin, président de la Conférence du jeune Barreau de Bruxelles. Dans ce cadre, Nicolas a fait vibrer la corde sensible de nos amis en jouant de sa voluptueuse poésie. Nous pouvons affirmer sans prétention que Nicolas a détruit l'applaudimètre.

Pour terminer ce joyeux week-end, nous avons célébré ces multiples rencontres dans une Eglise désacralisée et transformée en boîte de nuit. Insolite et fantastique à la fois.

Dans le train, de retour à Paris, nous repensons à ces moments inoubliables passés en compagnie de nos confrères de Paris, Versailles, Bordeaux, Toulouse, Lausanne, Genève, Luxembourg, Diekirch, Montréal, Québec, Dinant et bien évidemment Bruxelles. Un véritable esprit de colo s'est créé et nous attendons de pieds fermes la prochaine rentrée pour retrouver tous nos amis. En attendant, nous nous répétons ces quelques vers de Baudelaire récités avec charme par Nicolas :

« Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous !

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge ; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise ».

 

Dov Milsztajn

Secrétaire de la conférence 2016